Johannes Debus

Chef d'orchestre

Directeur musical Canadian Opera Company (COC)
«Si les limites de ma langue sont les limites de mon monde, alors toute musique est aussi une porte qui ouvre sur un autre univers (de sons). Elle nous donne la possibilité de pénétrer dans de nouvelles dimensions qui sont moins limitées que ce que nous vivons dans notre vie quotidienne.»
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Bienvenue Johannes Debus

Le chef d’orchestre Johannes Debus, vient [dès à présent] enrichir notre liste d’artistes.

Le directeur musical de la Canadian Opera Company se définit lui-même comme un « hybride transatlantique ». « Avoir un pied sur chaque continent est particulièrement enrichissant – je puise le meilleur de ces deux mondes et tente en même temps de les connecter. »

Debus se considère comme un généraliste. Il est autant à l’aise avec Monteverdi et le classicisme viennois qu’avec Janaček et la musique du 20e siècle. « Si les limites de ma langue sont les limites de mon monde, alors toute musique est aussi une porte qui ouvre sur un autre univers (de sons). »

Nous sommes heureux de le représenter dès maintenant en Europe, tant à l’opéra qu’en concert symphonique.

Biographie

La carrière de nombreux chefs d’orchestre commence à la maison devant un miroir. Johannes Debus raconte comment, enfant, il s’amusait à faire le chef d’orchestre en écoutant la Symphonie « Héroïque » de Beethoven, et que ses frères et sœurs le taquinaient à ce sujet : «Tu devrais plutôt jouer de l’air guitar ». Mais lorsque, à quatorze ans, dans sa ville natale de Spire Debus assista à la télévision à un concert de Bruckner sous la direction de Günter Wand, il comprit ce qui se passe quand un art imaginaire se fait réellement musique. « J’ai compris ce que peut produire la synergie mystique des mouvements de mains, des gestes, de la gestuelle corporelle et de la mimique, comment elle peut façonner une idée musicale fondamentale, partagée par tous. C’était magnétique.»
Mais pour Debus, à la différence du magnétisme, la musique ne naît pas de l’énergie créée par la tension entre des pôles opposés, mais du dialogue réciproque entre le chef et l’orchestre. « En tant que chef d’orchestre, je dois aller en pré-production avec une représentation précise de la musique, je dois avoir une idée claire de la façon dont je vais la jouer et comment je vais la communiquer », explique-t-il. « En même temps, je dois entendre ce que ce groupe de musiciens hautement qualifiés offre en matière de sonorité, l’accueillir et essayer de l’intégrer. »

Faire de la musique ensemble suppose que l’on ait confiance dans le fait que quelque chose va surgir sans que ce soit forcé. Pour Debus, il est de sa responsabilité en tant que chef d’orchestre de donner un cadre à cet espace : pas un maestro dans sa tour d’ivoire, mais le constructeur d’une forme fluide, fragile, faite de jeu et d’écoute. « Quand le lien est créé, les musiciens peuvent et veulent fonctionner comme un collectif. Alors on peut tout obtenir. Il n’y a rien de plus beau que les musiciens d’un orchestre sur scène, les yeux brillants et pleins de cœur à l’ouvrage. »
„COC music director Johannes Debus keeps his 100-plus orchestra on a tight leash, rarely, as so often occurs with Elektra, allowing their enthusiasm to drown out the singers. And, while Strauss’s score may have come as a shock in 1909, it is a wondrous marvel for today’s ears when so expertly elucidated by Debus.”The Toronto Star
Au fil du temps ses mouvements se sont toujours plus concentrés sur l’essentiel : « Au début on est très fixé sur la dimension chorégraphique et sur la technique du battement de la mesure. Mais il ne faut pas croire que plus on investit, plus on en a de retours », explique-t-il. Son idéal en matière de direction d’orchestre : la musique pure, communiquée par le geste.

Debus a appris son métier à l’Opéra de Francfort où il a commencé en 1998 en tant que corépétiteur après ses études de direction d’orchestre à Hambourg. C’est là que plus tard, en sa qualité de kapellmeister, il s’est constitué un répertoire qui va de Mozart à Adès en passant par Verdi. « Ça a été une chance de pouvoir grandir presque pendant dix ans au contact d’une maison si innovatrice. » A Francfort, il a également fait la connaissance de Hans Werner Henze avec lequel il a entretenu des liens amicaux jusqu’à la mort de celui-ci.

Depuis 2009, Debus est directeur musical de la Canadian Opera Company à Toronto. Il aime la diversité et l’ouverture de cette ville, son atmosphère de travail. Il y trouve une curiosité et un goût du risque qui lui permettent d’élargir en permanence son répertoire. Sous sa direction, la réputation internationale et la visibilité du plus grand opéra canadien se sont continuellement accrues ces dix dernières années. Le travail pédagogique, lui aussi, prend de plus en plus d’importance pour Debus. A Toronto il dirige la seule académie d’orchestre d’Amérique du Nord qui ait mis l’accent sur l’opéra et il dirige régulièrement des concerts avec des étudiants du Royal Conservatory Orchestra, il donne également des master classes dans le cadre de l’Aspen Music Festival.

Dubus se définit comme un hybride transatlantique. « Etre à cheval sur deux continents est très enrichissant. J’ai le meilleur de chacun des deux mondes et j’essaie de les relier. » En Amérique du Nord, Debus est invité à diriger les grands orchestres symphoniques comme le Cleveland Orchestra et le Boston Symphony Orchestra. En 2016, il a fêté ses débuts au New Yorker Metropolitan Opera avec Salomé. En Europe, Debus dirige l’Orchestre symphonique de la radio autrichienne à Vienne, l’Orchestre symphonique de la radio de Hesse, le Hallé Orchestra ainsi que l’Opéra d’Etat de Bavière à Munich, l’Opéra d’Etat Unter den Linden à Berlin, l’Opéra de Francfort, l‘English National Opera et l’Opéra National de Lyon. Il a fait ses débuts aux BBC Proms en 2014 avec le Britten Sinfonia, et en 2015 il a dirigé une nouvelle production des Contes d‘Hoffmann dans le cadre du Festival de Bregenz. En tant que chef invité, il est monté sur scène dans plusieurs festivals internationaux comme la Biennale de Venise, le festival de Schwetzingen, le Festival d'Automne à Paris, le Lincoln Center Festival, la Ruhrtriennale, le Suntory Summer Festival, et le Festival de Spolète.

Debus, qui est né en 1974, se considère comme un généraliste. Il est autant à l’aise avec Monteverdi et le classicisme viennois qu’avec Janaček et la musique du 20e siècle. La musique contemporaine et la coopération avec des ensembles renommés de Nouvelle musique comme l’Ensemble Intercontemporain, l’Ensemble Modern, le Klangforum de Vienne et la Musikfabrik assurent pour une part importante la continuité de son travail. « Je ne voudrais pour rien au monde me passer de cette diversité », dit Debus. « Si les limites de ma langue sont les limites de mon monde, alors toute musique est aussi une porte qui ouvre sur un autre univers (de sons). Elle nous donne la possibilité de pénétrer dans de nouvelles dimensions qui sont moins limitées que ce que nous vivons dans notre vie quotidienne. »

2020/21
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PARSIFAL: "Procession of the Knights of the Holy Grail" | COC Orchestra

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